Jazz-E Festival - Pékin

Bugge Wesseltoft - Jazz-E festival - Citée interdite de Pékin Bugge Wesseltoft - Jazz-E festival - Citée interdite de Pékin

Voir le trailer du festival Jazz-E de Pékin

EYESIGHT MEDIA a réalisé le premier festival d'electro jazz de Chine au coeur de la citée interdite de Pékin.

Fans de jazz et boulimiques de nouvelles technologies, les Chinois n’ont pas encore goûté à la fusion des deux éléments : l’électro-jazz est un genre musical encore balbutiant en Chine. Plus pour longtemps, avec la première édition du Jazz-E Festival, à Pékin du 5 au 9 novembre 2008, au cœur de la Cité Interdite. Jazz "E", pour Electronique, mais aussi Eclectisme, Expérimentation et Emotions… Le Jazz-E Festival de Pékin est sa première réalisation internationale, initiative portée par la passion du jazz et de la musique électronique de son directeur, Michel Lombardo. « Le jazz est un genre musical populaire en Chine, mais son évolution vers l’électronique y est encore timide », constate Michel Lombardo. « Notre programmation est un baromètre du jazz électro actuel, pour faire connaître ce genre musical au public pékinois mais aussi offrir aux musiciens invités l’occasion de toucher un public tout neuf, curieux et totalement perméable : ça risque de faire des étincelles ! »


La programmation s’appuie sur la vivacité de la scène électro-jazz française – Booster et Sandra Nkake, Electro Deluxe, Ostinato Diaspora, Laurent De Wilde, …, à laquelle s’ajoutent le groupe londonien Belleruche, le pianiste-compositeur-producteur norvégien Bugge Wesseltoft, pilier du Nu-jazz scandinave, ainsi que deux artistes chinois : Dou Wei, une des plus grandes rock stars du pays, qui n’a de cesse d’explorer de nouveaux genres musicaux, ainsi que le groupe Red Hand Jazz Band, un jeune quintet pékinois célèbre pour ses improvisations free et ses talents de communion avec le public.

« Depuis 1989, date à partir de laquelle les réformes ont facilité la mobilité de la population, la nouvelle classe sociale des « jeunes professionnels, parmi lesquels on retrouve le nouveau public de jazz en Chine, ont quitté leurs villes natales pour se retrouver dans les grandes métropoles et les villes nouvelles, loin de leurs trois cercles traditionnels : famille, unités de travail, amis », explique Philippe Trahtenbroit, co-producteur de l’événement. « Cette perte de repères sociaux a été compensée par des communautés virtuelles apportées par les nouvelles technologies, via internet ou le téléphone portable. Les cols blancs utilisent la technologie à la fois comme un outil de communication et de lien social : l’électro-jazz s’adresse parfaitement à cette communauté. Comme la poésie, qui est, ne l’oublions pas, l’art majeur en Chine, le jazz électro est une musique qui porte une sensibilité émotionnelle très forte, qui peut avoir un effet immense sur le public chinois. Même si ce public ne le montre pas, de la même façon que chez nous, l’émotion est là... »

Dans un tel contexte, les « Master Class », organisées dans le cadre du Jazz-E Festival, animées par Laurent De Wilde et s’adressant aux étudiants des écoles et académies de musique de Pékin, prennent toute leur importance, où la spontanéité des échanges et l’impossible formatage de l’électro-jazz devraient offrir des moments riches en émotion et lancer des passerelles entre les musiciens et les étudiants.

10 concerts s’enchaîneront sur cinq jours, sur la scène du Théâtre National de la Cité Interdite, site emblématique et prestigieux d’une capacité de 1 400 places, au cœur de la Cité Interdite de Pékin. Plusieurs soirées « Off » complètent la programmation du Jazz-E Festival.

Media

Jazz-E Festival - Eyesight Media